lundi 25 juin 2007

La loi du travail
























La formation du religieux dans le contexte qui est le nôtre exige une prise de conscience authentique de la valeur du travail manuel. Cette année nous avons fait comprendre aux novices que l'on ne peut pas échapper à la loi du travail. Les résultats ne nous déçoivent pas. Nos étangs contiennent beaucoup de poissons. Comme vous pouvez le constater, le noviciat essaie d'articuler prière et travail. Nous vidons nos étangs pour avoir du poisson à manger, une manière de nous prendre en charge.

( W. Gitembo)

mercredi 13 juin 2007

Lycée Laku-Lanza













L’Inauguration de la grande salle Bienvenu NOAILLES du Lycée Laku-Lanza d’IDIOFA


En ce 31 mai 2007, les sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux viennent d’inaugurer la grande salle Bienvenu Noailles de leur lycée des filles, nommé Laku-Lanza. Par la bénédiction de l’Abbé délégué diocésain d’Idiofa et la coupure de la banderole de la part de l’administrateur du territoire d’Idiofa en présence de l’Inspecteur Provincial de l’Enseignement primaire et secondaire, Mr MIMPINI, résidant à Kikwit.

Cette inauguration était enveloppée d’un triduum de festivités: le premier avec le mot d’accueil donné par la sœur préfet des études du lycée, Sr Micheline KENDA, suivi de l’esquisse historique de l’école, du défilé des modes et enfin d’une longue veillée mariale où les élèves ont déclamé des récitants au sujet de la Vierge Marie, en dédiant justement tous les travaux et toutes les manifestations qu’incarnera cette auguste salle. Le lycée Laku-Lanza est une école de renommé du diocèse d’Idiofa en option coupe-couture qui a fait ses preuves. Les sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux sont fières de cet apostolat auprès des jeunes filles.



ESQUISSE HISTORIQUE


LAKU-LANZA,

Tout a commencé en 1952 avec l’installation des sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux dans la cité d’Idiofa (alors un petit centre commercial…). Voulant répondre à leur mission pastorale, les sœurs se sont penchées vers la jeune fille, qui est et reste avenir et espoir de demain. Notons qu’en ces années 1950, 51, 52, l’instruction touche peu de jeunes gens et encore moins la jeune fille. Il fallait un nouveau regard: mettre en valeur les potentialités féminines.

Les sœurs qui sont arrivées se sont rendues dans des villages pour contacter parents, jeunes et enfants. Commence alors l’école sous les manguiers par manque d’abri. On profite de l’ombre des arbres et de la fraîcheur de l’air qui passe pour apprendre quelque chose: c’est le début de l’école ménagère.

Peu après, en 1957, naît une nouvelle structure: l’école primaire, dans l’actuel bâtiment du dortoir; garçons et filles y prennent part.

En 1961, l’école primaire était déjà au complet et déjà derrière la tête il y a une idée de l’école secondaire.

En 1962, on commence le cycle d’Orientation (C.O)

En 1963, la situation politique se détériore presque imperceptiblement. Le 23-01-1964 les sœurs sont obligées de quitter le pays. C’est la période de rébellion «muleliste». Tout sera défait et ramené à rien. Ainsi fut le commencement de la deuxième étape qui nous fait célébrer les 40 ans.

Après la rébellion en 1966, les sœurs sont retournées. L’année suivante l’enseignement reprend. Monseigneur Toussaint, Evêque d’Idiofa et l’abbé GIMEYA alors inspecteur de l’enseignement, cherchaient de mettre à jour le projet d’avant la rébellion, c'est-à-dire commencer les humanités. Quelle section? Nos initiateurs ont porté leur désir dans le sens technique, et la demande fut introduite pour l’option COUPE-COUTURE, cycle long.

L’année suivante 1967, l’école reçoit son premier arrêté, celui qui nous régit encore aujourd’hui: 82099/141/1523/67 du 24 juillet 1967 portant les six classes d’études secondaire de la 1ère en 6ème à Kinshasa.

A la «Zaïrianisation», on fut obligé sous la demande du président MOBUTU, avec le recours à l’authenticité, de changer le nom de l’institut. Il faut un nom authentiquement congolais. C’est ainsi que par fierté et honneur de l’institut, le nom LAKU-LANZA fut proposé. Il signifie comme nous l’avons entendu «son prestige, sa renommée, son honneur».

VIVE LE LYCEE LAKU-LANZA!

Je vous remercie.